GGHSM - Groupement Généalogique du Havre et de Seine-Maritime

Généalogie - Onomastique - Héraldique - Paléographie - Cousinage - Entraide - Photos - Régionalisme - Le Havre . Seine-Maritime . Normandie
Bienvenue Invité, nous sommes le Ven 24 Nov 2017 - 6:17
 
PortailPortail  AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  GGHSM  
Forum officiel du GGHSM
Partagez | 
 

 Courageuses Histoires SNSM

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Christian LEGUILLON
Fondateur forum


Masculin
Nombre de messages : 5736

MessageSujet: Courageuses Histoires SNSM Havre monument sauveteur Durécu Charles-le-Meur Valetoux Vivid Lecroisey Wilsoon Richardson Bateau navire Rousseau   Dim 19 Avr 2009 - 12:53



Journal Havre-Presse du jeudi 16 avril 2009

_________________
Fondateur forum - GGHSM 73-7850
Revenir en haut Aller en bas
Daniel ORANGE
Membre Animateur
Membre Animateur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1358

MessageSujet: Cornu Levesque Avril Costard    Dim 19 Avr 2009 - 18:08

Bonjour à toutes et à tous,

Dans l'article ci-dessus, on évoque la mémoire de Onésime Pierre DURECU.

Je l'ai retrouvé dans de nombreux actes au cours de mes recherches.
en effet, il est fils de Louis Isaac DURECU, cordier, et de Adélaïde Désirée Aimée LEVESQUE, et petit-fils de Jean Baptiste François DURECU, cordier, et Marie Anne CORNU, sage femme jurée, mes Sosa .

Un monument avec plaque commémorative et buste en bronze avait été irrigé à sa mémoire dans une rue du Perrey. Détruit en 1944, le buste avait été déplacé sur sa tombe au cimetière Sainte-Marie. Lors d'une récente visite, le conservateur du cimetière m'a appris que ce buste avait été dérobé il y a quelques années.
Il reste cependant le monument érigé en 1876 à sa mémoire, et dont l'inauguration avait donné lieu à la lecture de l'éloge funêbre suivant, prononcé par Eugène Grosos, alors président de la Société des Sauveteurs du Havre:



Mesdames. Messieurs,
Chers Camarades,
 

Ce modeste monument à été élevé à la mémoire du brave Durécu, notre regretté camarade, le porte-drapeau de la Société des sauveteurs. Durécu était un enfant du Havre. Il naquit en 1812. Ses parents étaient pauvres et il dut de bonne heure demander son pain au travail. A l'âge de huit ans, il s'embarquait comme mousse à bord d'un brick et il quittait sa ville natale pour aller faire le rude apprentissage du métier de marin. Depuis cette époque la vie de Durécu ne fut plus qu'un enchaînement extraordinaire de catastrophes aussi incroyables les unes que les autres, et auxquelles il eut le bonheur de toujours échapper. Il fit plusieurs fois te tour du monde, plusieurs campagnes de pèche à la baleine. Il fit onze fois naufrage et, chaque fois, l'équipage et les passagers des navires à bord desquels il se trouvait lui durent leur salut.


Son premier naufrage eut lieu en juillet 1825, à bord du Canaris :l'équipage composé de dix-huit hommes et de seize passagers, fut sauvé par l'adresse et l'énergie du jeune marin. En 1829, nouveau naufrage à bord d'un trois-mâts de St-Nazaire, dont il sauva trois passagers et un matelot.


Puis les naufrages succèdent aux naufrages. A bord de la Rose, sur la côte d'Afrique, où il resta pendant huit mois esclave d'un roi nègre, puis à bord de la Félicité, qui s'est perdue dans le canal de Bahama. Encore à bord de Vieille- Elisabeth. puis enfin à bord du Newfett, trois-mâts américain. L'équipage de ce bâtiment s'était réfugié, après sa perte, sur des bancs de glace et y resta pendant quatre mois, au bout desquels quatre hommes seulement avaient survécu, les autres étaient morts de froid et de privations. Un navire qui passait aperçut enfin les signaux de détresse des naufragés et envoya une chaloupe pour les recueillir, mais la mer brisait avec une telle violence autour de la banquise qu'il lui était impossible d'accoster. Durécu finit par découvrir un endroit où la mer brisait avec moins de force et, en l'explorant, il reconnut que c'était un trou creusé dans la glace en-deçà des brisants. II prit alors un bout de ligne, plongea dans le gouffre. passa au-dessus des glaçonset atteignit ainsi la chaloupe en dehors des brisants. Se servant ensuite de la ligne comme d'un va-et-vient, il regagna la banquise en repassant par le terrible trou. Après avoir enveloppé ses compagnons terrifiés dansdes débris de couvertures, il les amarra l'un après l'autre au va-et-vient et on put ensuite les hâter ainsi à bord de la chaloupe, mais en arrivant deux de ces malheureux étaient devenus fous. le troisième était mort. Durécu seul était sain et sauf.


Il était nécessaire de relater ce terrible épisode de la vie aventureuse de notre brave marin pour qu'on puisse comprendre ce qu'un homme de cette trempe a pu accomplir de merveilleux sauvetages. En rade de Bordeaux, une mère et sa fille tombent dans le fleuve. Durécu les sauve toutes deux. A bord de l'Adeline. en pleine mer, Morel-Fatio tombe à la mer. Durécu le sauve. Il sauve encore un matelot du navire Bonne-Mère, un autre du Malabar, un autre de la Clémentine. Il me serait impossible de suivre Durécu dans tous ses sauvetages, je veux cependant m'arrêter sur le suivant, quiest vraiment extraordinaire.


Le 20 octobre 1836, notre concitoyen naviguait en qualité de maître d'équipage à bord du brick l’Aigle. capitaine Avril, revenant de Batavia. Le navire se trouvait par le travers de l'île de l'Ascension: le pilotin Costard tomba à la mer, on lui jeta une ligne qu'il parvint à saisir, et qui le maintint sur l'eau dans le sillage du navire. Le capitaine donna l'ordre de mettre le canot à la mer pour aller le sauver, et il aidait lui-même à cette opération, monté sur la lisse du navire, quand l'embarcation, en débordant, l'accrocha et le précipita lui-même à la mer; il ne savait pas nager. Durécu y était en même temps que lui et, après avoir plongé à plusieurs reprises, il parvint à le ramener a bord. Sa tâche n’était cependant pas encore finie car, pendant qu'il sauvait le capitaine, le second voyant que le pilotin perdait connaissance et avait lâché la ligne qui le soutenait sur l’eau, s était précipité à son secours, et ses efforts étaient à peine suffisants pour se maintenir sur l'eau ; ils allaient infailliblement périr tous les deux sans le dévouement de Durecu qui, après avoir vingt fois risqué sa vie pour les sauver, y parvint enfin.
Je ne suivrai pas plus longtemps Durécu sur mer, j'ai hâte d'arriver au moment où, marié et père de famille, il va mettre son sac à terre comme il disait lui-même, et se fixer dans sa ville natale. En 1844, il obtint le poste de maître haleur dans le port du Havre. Dans sa nouvelle position, le brave sauveteur habitait la jetée et cette proximité de la mer devait lui permettre d'accomplir des actes de dévouement et de courage plus nombreux que jamais. Le 25 octobre 1855, par un furieux coup de vent d'Ouest, la goélette la Bonne-Marie, capitaine Latapie, de Bayonne, manqua l'entrée du Havre et alla s'échouer sur le poulier. La mer était affreuse, le navire allait bientôt disparaître, brisé en mille morceaux, et l'équipage quite montait était considéré par tous les gens compétents comme perdu sans ressources. Durécu se transporte sur les forts, prend une ligne entre ses dents et, du haut du bastion, se précipite dans la mer en furie. Après des efforts inouïs, prodigieux, il parvient à bord de la goélette, où il établit un va-et-vient, au moyen duquel tout le monde fut sauvé.
Le 7 ianvier 1852, au moment où le steamer Orne. capitaine Bambine, sortait du port par une mer très houleuse, le mousse Voisard, qui se trouvait sur le tambour, tombe à la mer dans un violent coup de roulis et disparaît. Toutes les recherches pour le retrouver sont vaines et 1' Orne continue sa route, emportant le malheureux père de Voisard qui croît son fils noyé. Durécu, prévenu de cet incident accourt sur la jetée, se fait indiquer l'endroit où le jeune Voisard a disparu; il plonge à plusieurs reprises sans résultat, mais il finit par voir au fond de la mer le corps inanimé du mousse; il le saisit, le ramène à la surface et parvient à gagner la terre avec son fardeau. L'enfant resta pendant quinze jours entre la vie et la mort. mais on parvint enfin à te sauver.
Comme patron du canot de sauvetage, il sauva l'équipage de plusieurs navires, entre autres : la Bonne-Mère, de Bordeaux, le Sun, de Dunkerque, l’Amchi, de Yarmouth, la Sandre.En opérant ce dernier sauvetage, il reçut une blessure à la poitrine dont il n'a jamais guéri. Le 8 novembre 1869, la pirogue Mon-Plaisir, montée par cinq hommes, chavira au bout de la jetée. Durécu. aidé d'un autre brave sauveteur, nommé Dupray. parvint à en sauver deux, mais en regagnant la terre, il fut jeté par une lame contre la jetée et il reçut à la tête une blessure qui lui fit perdre connaissance. On dut le hisser évanoui sur la jetée. Le 31 mars 1872, par une très grosse mer, il sauvait la barque de pèche n° 119, de Honfleur, avec l'équipage qui la montait. Les sauvetages de Durécu sont si nombreux qu'on ne saurait les énumérer tous. lui-même semblait en avoir oublié le nombre. Ses blessures lui avaient fait perdre la mémoire des faits et des noms, ainsi que le constate un témoignage écrit du docteur Nélaton, qui lui fit une opération très douloureuse à la suite de blessures reçues dans un sauvetage. Nous croyons pouvoir évaluer à trois cents le nombre de personnes sauvées par Durécu.
La première récompense qu’il reçu pour ses innombrables sauvetages fut la croix de la Légion d’Honneur ; puis il reçut successivement des marques de reconnaissance du ministre de la Marine, de la Chambre de commerce, de la Ville, du Comité des assureurs, de l’institution royale nationale des bateaux de sauvetage d’Angleterre. La renommée de Durécu était européenne et c’est une gloire pour Le Havre que d’avoir produit le plus grand sauveteur qu’on ai jamais connu.



Ceci méritait bien une insertion dans ce forum...


Sur sa fonction de maître haleur au Havre, on peut en lire une description assez pittoresque à cette adresse:



Cordialement.

Daniel ORANGE

Revenir en haut Aller en bas
Pierre BRUGER
Membre Animateur
Membre Animateur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1699

MessageSujet: Grandcamp Infray Guerard   Lun 20 Avr 2009 - 11:04

Et arrière petit fils de Isaac DURECU (boucher) et de Anne GRANDCAMP
Et arrière arrière petit fils de Isaac DURECU et de Marie INFRAY mes sosas 520 et 521
Et arrière arrière arrière petit fils de Pierre DURECU et Catherine GUERARD mes sosas 1040 et 1041
Revenir en haut Aller en bas
Pierre BRUGER
Membre Animateur
Membre Animateur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1699

MessageSujet: Re: Courageuses Histoires SNSM   Lun 20 Avr 2009 - 11:20

Merci pour ce commentaire que je vais de ce pas insérer dans mon arbre sur onesime Pierre DURECU
Revenir en haut Aller en bas
Christian LEGUILLON
Fondateur forum


Masculin
Nombre de messages : 5736

MessageSujet: Célérier Valetoux Leroy Besselat Rufenacht   Mer 24 Oct 2012 - 22:42



Journal Havre-Presse du 2 décembre 2009
Revenir en haut Aller en bas
David
Membre actif +
Membre actif +


Masculin
Nombre de messages : 188

MessageSujet: Re: Courageuses Histoires SNSM   Dim 11 Nov 2012 - 23:32

Pierre BRUGER a écrit:
Pierre DURECU et Catherine GUERARD mes sosas 1040 et 1041

bonsoir


mes sosas 5120 et 5121. c'est également le nom de jeune fille de ma mère
Revenir en haut Aller en bas
 
Courageuses Histoires SNSM
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Histoires d'un scaphandrier
» Histoires, archéologie et anthropologie.
» histoires pas droles!!!!!
» Histoires Percheronnes.
» Mamy tricote des histoires

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GGHSM - Groupement Généalogique du Havre et de Seine-Maritime :: GÉNÉALOGIE :: Autour de la Généalogie :: - Histoire de bateaux --
Sauter vers: